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dimanche 13 mai 2018

Avengers : Infinity War (2018) - Anthony & Joe Russo


J'entretiens une relation assez conflictuelle avec l'univers Marvel. Le problème, c'est que je suis une adepte des premières fois. Lorsque j'aime un film, je peux le regarder encore et encore sans avoir besoin qu'il n'ait de suite. Cela est assez incompatible avec la firme récemment rachetée par Disney.
J'ai eu de plus en plus de mal à chaque nouvelle sortie (j'ai adoré Les Gardiens de la galaxie mais le deuxième film était de trop!) sans compter que je n'éprouve aucune sympathie ni pour Iron Man, ni pour Captain America qui semblent être les deux piliers permettant à cet univers de tenir debout, mais je finis toujours pas céder. Même si je n'avais pas particulièrement aimé les deux derniers Avengers, la curiosité a eu raison de moi et je suis allée au cinéma...
Donc, on démarre avec Thanos, le grand méchant officiel que l'on a rencontré dans Les Gardiens de la Galaxie. Un brin mégalo sur les bords, il est persuadé d'être le seul être doté d'assez de bon sens pour sauver l'Univers tout entier. Son idée, c'est d'exterminer de manière aléatoire la moitié de tous les être vivants afin que l'autre moitié dispose de suffisamment de ressource pour vivre et s'épanouir et toute sérénité. Quel brave homme!
Pour ce faire, il part en quête des six pierres d'Infinité, ce qui nécessite à nouveau de tuer un bon paquet d'ennemis parce que personne n'est véritablement enthousiaste à l'idée de lui léguer de quoi devenir l'être le plus puissant qui ait jamais existé (en même temps, si ce bon vieux Eitri ne lui avait pas forgé son Gant de l'Infinité, hein...).
Bref. Sur Terre ou dans l'espace, les Avengers et les Gardiens vont s'allier malgré leurs différents et/ou anciennes rancunes pour sauver l'Univers. Enfin, la moitié de l'Univers qui aura le moins de chance.

J'ai passé un très bon moment! On alterne entre scènes d'humour et dramatiques, entrecoupées de bonnes séquences de combat qui nous en mettent plein la vue.

J'ai beaucoup aimé le rôle que jouent la Sorcière Rouge et Vision qui habituellement ne sont pas des personnages "principaux" (et je l'admets je suis fan de Paul Bettany <3). J'ai aimé retrouvé les personnages que j'ai appris à aimer (même ceux qui me gonflent passablement parce qu'ils étaient moins usant que d'habitude!) dans les différents films de la franchise en particulier ceux des Gardiens de la Galaxie, Black Panther et bien sur notre choupinet Spiderman.

Je trouve en revanche dommage que le personnage de Hulk ait à ce point perdu en profondeur au fur et à mesure des films pour ne devenir qu'un gros lourdaud rigolo (et dans cet opus, juste paumé et inutile...) même si tout porte à croire qu'il va revenir en force dans le prochain. Quoiqu'ils ont levé le pied sur le côté lourdaud rigolo étant donné que la mission de faire rire a été confiée au duo Drax & Mantis (dont les blagues marchent un moment, mais un moment seulement...).


D'accord, je me plains des blagues pas drôles. Mais c'était bien essayé! Et il fallait bien faire un peu retomber la tension au milieu de cet océan de drames et de massacres! Finalement cela n'a en rien gâché ma séance et je suis restée captivée jusqu'au bout.

Vous l'aurez compris, tout m'a plu. C'était relativement prévisible et classique, qu'importe s'il n'y a rien de nouveau j'ai trouvé ce film plus distrayant et moins brouillon que ces prédécesseurs.
MAIS, car malheureusement il y en a un... la fin montre que les scénaristes se tournent tout de même vers la facilité! Car oui, sans vous spoiler quoi que ce soit, au cours de cette fameuse "infinity war", il y a beaucoup de pertes. Mais, j'aurais pu parier sur ceux qui resteraient. Les favoris, les héros de toujours, ceux qui mènent la danse et dont les films rapportent le plus. On n'aurait pas pu confier la survie de l'Humanité à quelqu'un d'autre pour changer, histoire de prendre un semblant de risque, de permettre au spectateur d'être surpris et se demander réellement ce qu'il adviendrait de ces pauvres survivants? J'imagine qu'ils ont du suivre d'une certaines manière le comic, donc l'histoire originale que je ne connais absolument pas. Mais je suis vexée. J'ai l'impression qu'on est au lycée et que ce sont les élèves les plus populaires qui remportent tous les prix alors que ceux qui vivent dans l'ombre ont aussi super bien bossé...


Mis à part cette contrariété de dernière minute (je m'arrête là et ne ferai aucune remarque sur la scène post générique...) j'ai passé un moment de grand spectacle dont on ne peut pleinement profiter qu'au cinéma! Si bien que j'irai voir la prochain opus histoire de voir si j'ai eu raison de râler ou pas (Dr Stranger lui il sait ce qu'il va se passer !!).

Toutes mes excuses pour cet avis hasardeux et peu utile mais j'avais besoin d'étaler mon enthousiasme et ma frustration sur ce pauvre petit blog délaissé et suis fière d'avoir mené mon devoir à bien sans le moindre spoil. Sur ce je vous souhaite une belle semaine emplie de riches découvertes!

lundi 8 mai 2017

Les Gardiens de la Galaxie Vol.2 (2017) - James Gunn


Dans une galaxie lointaine... chez Marvel !
Star-Lord et sa bande poursuivent leur périple à travers la galaxie, traquant les menaces qui pèsent sur elle. C'est au cours d'une mission que les chosent vont prendre un nouveau tournant et que Peter Quill pourrait enfin percer le mystère de ses origines.

Comment j'ai vécue l'aventure
Quel plaisir de retrouver ces personnages découverts dans le premier opus, avec lesquels on avait ri et auxquels on s'était terriblement attaché. Les ingrédients qui ont fait le succès de son prédécesseur sont les mêmes, c'est toujours plaisant d'admirer une bonne scène d'action bourrée d'effets spéciaux sur un fond de tube des années 80. Le scénario m'a bien plu et j'ai passé un très bon moment! 
Je trouve que les thèmes abordés ici sont assez récurrents ces dernières années dans les films de "super-héros", à savoir le retour d'un parent disparu depuis des lustres et une intervention divine plus ou moins menaçante pour l'humanité toute entière, pour n'en citer que deux. Si le milieu du récit m'a semblé un peu "classique", j'ai tout de même adoré le début et surtout la fin qui se révèle riche en rebondissements et en émotions! 
Bref, même si le premier restera mon chouchou, ce nouveau film nous offre un beau moment de divertissement auquel on ne peut résister. J'irai voir le Vol.3 sans la moindre hésitation. Et savourerai, toujours avec le même plaisir, la BO dingue qui accompagne chaque épopée galactique.
Sur ce, je vous dis à très bientôt, toujours dans l'attente de votre avis sur cette récente sortie cinéma et vous laisse avec mon crush végétal.


mercredi 1 mars 2017

// Mon mois de Cinéma // Février 2017 //

Le mois de février s'achève avec peu de sorties cinéma et toute une liste de films que je souhaite voir et qui m'ont échappé. Me manquent La Grande Muraille, Underworld, Loving, Ma vie de courgette, Split et tant d'autres!


Silence - Martin Scorsese (2017)
Au XVIIème siècle, le père Rodrigues et le père Garupe se rendent au Japon suite à une rumeur attestant que leur mentor disparu, le père Ferreira, est en vie. On dit même qu'il aurait renié Dieu et se serait marié à une Japonaise.
Encore un film dont je ne sais trop que dire. Je l'ai trouvé très intéressant (tout film historique est intéressant pour moi étant donné que je ne dispose d'absolument AUCUNE connaissance à ce sujet). J'ai trouvé les acteurs crédibles. La réalisation soignée. De beaux paysages. Patati Patata.
Mais j'avoue que, étant donné le sujet, j'aurais pensé ressentir bien plus d'émotion. Ici, j'ai été frappée par la cruauté des évènements. Tout est présenté de manière froide et violente, sans détour. Et bon sang, qu'est ce que c'est LONG. J'ai eu un peu le même vécu que pour le Revenant. Le film dure trois heures, le personnage principal souffre durant tout ce temps et le spectateur aussi. Non, sincèrement, j'étais à deux doigts de prier pour que tout cela prenne fin.
On peut donc se dire que ce film est une réussite! Le réalisateur n'a clairement pas eu l'intention de nous offrir un moment de divertissement. Il s'agit de l'adaptation d'un roman écrit par Shusaku Endo, catholique japonais qui a voulu décrire le drame vécu par les missionnaires jésuites au Japon alors contraints d'assister aux tortures infligées à la jeune Eglise catholique.
A mon sens, Andrew Garfield a de fortes chances d'être à nouveau nommé aux Oscars 2018 pour son interprétation car il tient le rôle principal et porte pour ainsi dire le film sur ses épaules (c'est ça, quand on garde une réputation de super-héro!).
Bref, je pense ne jamais survivre à un second visionnage aussi je me contenterai de conseiller ce film à ceux qui, de base, sont curieux. Il s'agit d'évènements dont je n'avais que très vaguement eu connaissance et on n'a jamais trop de rappel sur les horreurs qui ont étoffée notre Histoire et qui sont bien vite oubliées.
Après, même si vous ne jurez que par les films d'action et les blockbusters vous avez le droit de le voir, hein, seulement c'est risqué étant donné la durée du film qui est la même que pour La Communauté de l'Anneau (version ciné, pas version longue, hein!).


Passengers - Morten Tyldum (2016)
James est réveillé au bout de 30 années de sommeil passées dans le vaisseau Avalon dont les passagers sont envoyés vers une autre planète afin de fonder une colonie spatiale. Sauf que le voyage est censé durer 120 ans. James réalisé que tous les autres passagers dorment toujours et qu'il sera mort à l'arrivée du vaisseau. Il passe un an à s'occuper comme il peut et apprendre les vies de chacun des passagers dans les dossiers stockés en mémoire. Puis il découvre Aurora. Il tombe amoureux d'elle, et commet l'irréparable.
J'ai trouvé ce film très chouette sur le principe mais un peu inégal avec des scènes sympas, de l'action etc. mais le tout m'a paru confus et un peu brouillon au final. Rien de fou ni d'inoubliable mais un chouette moment à passer sans prise de tête.


Tu ne tueras point - Mel Gibson (2016)
Seconde guerre mondiale : Desmond, alors qu'il vient de rencontrer l'amour de sa vie, s'engage dans l'armée pour servir son pays. Seulement, une fois là-bas il va s'opposer aux ordres qui lui sont donnés : il refuse catégoriquement de tuer qui que ce soit ou même de toucher une arme. Dès lors, il est considéré comme un lâche par ses pairs tandis qu'il demande d'être formé en tant qu'infirmier afin de sauver des vies au lieu d'en prendre.

Le début de ce film m'a laissée sceptique (alors que j'ai horreur de l'être). Autant je comprenais que les convictions de Desmond l'empêchent de tuer quiconque, autant je trouvais absurde qu'il refuse même de toucher une arme quitte à tout perdre et être condamné. Puis j'ai appris à connaître cet incorrigible pacifiste aussi touchant qu'attachant, d'un courage sans commune mesure et porteur d'un espoir qu'on n'aurait pensé croiser dans un film se déroulant en plein cœur de la guerre.
A ce propos, j'ai été impressionnée par le réalisme des scène d'assaut qui sont à glacer le sang tant on s'y croirait. Oui, j'en vois venir certains, comme elle peut juger du réalisme d'une scène de guerre la nénette derrière son écran? D'aucune manière, je l'admets. Mais cette impression résulte de l'absence de fioritures apportée à ces séquences. Pas de mouvements de caméra qui apportent une sorte de flou artistique et protègent le spectateur de la cruauté de ces instants. Pas de musique spectaculaire visant à accroitre le côté dramatique et héroïque des corps qui heurtent le sol. Non. Il s'agit juste d'humains, d'armes, de survivants et de morts.
La grande histoire au cœur du récit qui vaut au héro ses hommages et le film qui lui est consacré m'a laissée en apnée. Dans ce chaos qu'est la guerre, sans espoir ni but, une lueur brille et nous offre un merveilleux moment d'humanité. Mais je n'en dirai pas plus car j'espère que si vous n'avez pas eu l'occasion de découvrir ce film, cela ne saurait tarder.

Petite note : il est à préciser que ce film transpire le patriotisme américain et n'est pas forcément tourné de manière 100% objective. Genre, les japonais sont carrément flippant et bien présentés comme les ennemis cruels et sans crainte de mourir aucune. Si l'on garde cela en tête, on peut profiter sereinement du film sans se tournicoter les méninges avec des questions morales et se centrer tranquillement sur le bel altruisme dont fait preuve notre jeune idéaliste.

Tu ne tueras point est nommé aux Oscars, comme son réalisateur (Mel Gibson) et son acteur principal (Andrew Garfield). Je leur souhaite de remporter l'un de ces prix car ce film est loin d'être un simple récit de guerre parmi tant d'autres. 



Sorti en 1997, ce Chef d’œuvre a droit à une nouvelle sortie au cinéma en cette année 2017, vingt ans plus tard. Mon article plein d'amour se trouve ICI.

C'est tout pour cette fois! Objectifs du mois de mars : La Belle et la Bête, Trainspotting 2, Split, Ghost in the Shell, Kong, Les figures de l'ombre,... bref! Sacré programme!
N'hésitez pas à donner votre avis sur ces films en commentaire ou déposer les noms de ceux que vous avez aimé et que vous me recommanderiez.

Belle journée à tous,

Jane.