dimanche 20 mai 2018

Une semaine à New-York



Hello tout le monde!
En avril, j'ai eu la chance immense de passer une semaine à New-York. Je vais essayer de balayer tout ce que j'ai réussi à voir, visiter et découvrir durant ce laps de temps en espérant que ça vous donne une petite idée des possibilités. 

Le voyage en lui-même, il s'agit d'un pack vol aller-retour + 7 nuits d'hôtel acheté sur Ventes Privées Voyage. Sachez que j'en ai été pleinement satisfaite, que le vol s'est passé à merveille, les horaires de vols n'étaient pas invraisemblables et l'hôtel au cœur de Manhattan a rendu le séjour tellement plus simple et agréable! Donc n'hésitez pas à fureter sur ce genre de site.

Le trajet, les horaires...
* New-York est à (-6h) de Paris.
Pour ma part, mon avion a décollé à 09h45. En somme, j'ai juste eu une journée rallongée. En revanche pour le retour c'était départ à 20h et quelques (heure de NY), donc arrivée en France à 09h00 du matin. Pour faire simple, le vol m'a grignoté une nuit de sommeil et j'ai découverts les joies du jet lag.
* Le trajet aéroport - NYC peut se faire en taxi, en bus ou en train (le meilleur en terme de prix est de temps étant le train!)
* Une fois à NYC si vous comptez bouger un peu partout : prenez un pass métro à la semaine! Il coute 35$ et sera rentabilisé en un rien de temps.
* Si vous souhaitez quitter NYC, il y a des bus pour bon nombre de villes américaines. 


Washington (c'était notre J+1)
Si vous souhaitez y passer la journée, sachez qu'avec la compagnie Peter Pan (j'y peux rien, c'est mon chéri qui a réservé!) c'est 15$ l'aller (donc 30$ l'aller-retour NYC/Washington) qui dure environ 4 heures.
L'avantage avec Washington c'est que tout ou presque tout ce qu'il y a à voir est gratuit : 
- le Congrès : c'est somptueux et fort en symbole, ils proposent beaucoup d'animation ayant trait à l'histoire du pays et particulièrement de ce lieu, 
- la bibliothèque du Congrès : si vous voulez voir de petits trucs sympas genre la Bible de Gutenberg, 
- les archives nationales : si vous voulez tenter de dérober la déclaration d'indépendance comme Benjamin Gates ^^, 
- le musée de l'espace : très impressionnant avec ses avions et ses fusées, on nous présente l'histoire de l'aviation et de la conquête de l'espace!
- le Lincoln Memorial : parce que c'est beau, fort et assez monumental



Le temps étant magnifique, on a décidé de ne pas passer 6 heures dans chacun des musées de NYC. On a donc opté pour les monuments qui nous tentaient vraiment et les expo temporaires.

Ce qu'il y a à voir et autres lieux emblématiques
- Statue of Liberty (Liberty Island) - tarif variables selon prestataire : le petit plaisir de s'approcher de la belle dame en bateau, de la contempler, de parcourir l'île sur laquelle elle règne... un moment inoubliable! A réserver en avance!
- Empire State Building (de 30 à 50$ selon étages) : renseignez-vous avant car le prix grimpe vite et entre le 86ème et le 102ème étage il n'y a pas une folle différence en terme de vue. Nous avons pris les places directement au guichet le jour-même.
- Time Square : ses écrans géants à perte de vue, l'effervescence de ce lieu qui semble toujours en fête!
- Brooklyn Bridge : pont mythique, très plaisant à traverser par beau temps! Sachez tout de même que vous ne serez pas seul, il est très populaire auprès des touristes.
- Central Park (et la statue de Balto!) : c'est beau, grand, et le lieu de bon nombre de scènes de cinéma dont vous trouverez la liste un peu partout. Pour faire une promenade, du running ou un pique nique... avec des écureuil très sociables!
- Guitar Shop de Time Square (si si je vous jure il FAUT le voir!)
- Rockfeller Center : le lieu de tournage de pas mal d'émission dont The Tonight Show, vous y trouverez des goodies (assez chers...) des séries de NBS etc.
- Bryant Park : lieu paisible ou se reposer après des kilomètres parcourus.
- Public Library : seconde plus grande bibliothèque des États-Unis derrière la bibliothèque du Congrès.
- Washington Square Park : un autre lieu paisible (où se déroule l'une des premières scènes du dernier Avengers...) dans le quartier de Greenwich Village où l'on peut voir l'arc dédié à George Washington.

Musées/expositions
- Downton Abbey Exhibition (35$)
- David Bowie Is Exhibition (20$)
- Expo David Bowie dans le métro de East Village
- le musée du 11 septembre 2001 (26$)
- Musée de l'immigration - Elis Island sur le retour de Liberty Island

 

Les lieux de tournage
- la caserne de Ghostbuster (14 N Moore St, TriBeCa, New York, NY)
- le bar de How I Met Your Mother (240 W 55th St, New York, NY)
- la scène de fin de Vous avez un message (Central Park)
- l'affiche de Il était une fois en Amérique (South Street and FDR Drive, New York)
- Grand Central Terminal (vu dans Gossip Girl, Eternal Sunshine etc.)
- la tour de Anderson Corporation dans Le Pacte d'Emma (comment ça, ce n'est pas un film? Bientôt sans doute!) (115 W 42nd St, New York)

Petits bonus pour faire les choses à fond
- Célébration à la Bethel Gospel Assembly (Harlem) : un accueil chaleureux et des chanteurs passionnés pour un moment magnifique ou chacun proclame sa Foi dans la bonne humeur.
- un match de Baseball au Yankee Stadium (Bronx) en dégustant un hot-dog : parce qu'on a décidé de faire comme les locaux ^^
- un spectacle à Broadway : moment magique! J'ai même pu rencontrer l'actrice principale. J'essaierai de vous en parler plus en détails très prochainement :)

Les adresses qu'on a testé
- Shake Shack : très bon fast-food mais prévoir une dizaine de dollars pour le burger sans frites ni boisson.
- Wendy's : chouette chaîne de burgers.
- Popeyes : autre chaîne de Fastfood qui propose du poulet frit comme KFC.
- Levain Bakery : considérés comme les meilleurs cookies de NYC!
- Les pizzerias à 0.99$ la part : de quoi être calé pour trois fois rien.
- Buttercup Bake Shop : un régal de pâtisseries chic et à prix raisonnable.
- Do : pâte à cookies à manger avec un cuillère ou à ramener chez soit pour la faire cuire.
- Starbucks : moins cher qu'en France il m'a semblé... pourquoi se priver?
- The Economy Candy : la paradis des bonbons. On y trouve des merveilles sorties des années 90 comme des cartes à collectionner de la Famille Addams!

Gardez en tête que si vous mangez dans un restaurant, il faudra en plus du prix indiqué sur la carte que vous preniez compte les taxes et le pourboire indiqué la plupart du temps sur votre ticket de caisse. C'est pour cette raison que nous avons préféré tester quelques chaînes de fast-food et acheter sandwichs ou autres dans des supérettes.

J'espère que cet article vous aura plu! N'hésitez pas à me demander si vous avez des questions auxquelles je pourrais éventuellement vous répondre. Si je n'ai pas indiqué les prix des activités payantes, c'est qu'ils varient énormément selon si vous les prenez au guichet ou sur internet (frais de gestion en plus) et rien que sur internet les prix varient du simple au double donc n'hésitez pas à chercher, comparer, faire des simulations avant de régler.

Sur ce, je vous dis à très bientôt et vous souhaite une belle journée :)


dimanche 13 mai 2018

Avengers : Infinity War (2018) - Anthony & Joe Russo


J'entretiens une relation assez conflictuelle avec l'univers Marvel. Le problème, c'est que je suis une adepte des premières fois. Lorsque j'aime un film, je peux le regarder encore et encore sans avoir besoin qu'il n'ait de suite. Cela est assez incompatible avec la firme récemment rachetée par Disney.
J'ai eu de plus en plus de mal à chaque nouvelle sortie (j'ai adoré Les Gardiens de la galaxie mais le deuxième film était de trop!) sans compter que je n'éprouve aucune sympathie ni pour Iron Man, ni pour Captain America qui semblent être les deux piliers permettant à cet univers de tenir debout, mais je finis toujours pas céder. Même si je n'avais pas particulièrement aimé les deux derniers Avengers, la curiosité a eu raison de moi et je suis allée au cinéma...
Donc, on démarre avec Thanos, le grand méchant officiel que l'on a rencontré dans Les Gardiens de la Galaxie. Un brin mégalo sur les bords, il est persuadé d'être le seul être doté d'assez de bon sens pour sauver l'Univers tout entier. Son idée, c'est d'exterminer de manière aléatoire la moitié de tous les être vivants afin que l'autre moitié dispose de suffisamment de ressource pour vivre et s'épanouir et toute sérénité. Quel brave homme!
Pour ce faire, il part en quête des six pierres d'Infinité, ce qui nécessite à nouveau de tuer un bon paquet d'ennemis parce que personne n'est véritablement enthousiaste à l'idée de lui léguer de quoi devenir l'être le plus puissant qui ait jamais existé (en même temps, si ce bon vieux Eitri ne lui avait pas forgé son Gant de l'Infinité, hein...).
Bref. Sur Terre ou dans l'espace, les Avengers et les Gardiens vont s'allier malgré leurs différents et/ou anciennes rancunes pour sauver l'Univers. Enfin, la moitié de l'Univers qui aura le moins de chance.

J'ai passé un très bon moment! On alterne entre scènes d'humour et dramatiques, entrecoupées de bonnes séquences de combat qui nous en mettent plein la vue.

J'ai beaucoup aimé le rôle que jouent la Sorcière Rouge et Vision qui habituellement ne sont pas des personnages "principaux" (et je l'admets je suis fan de Paul Bettany <3). J'ai aimé retrouvé les personnages que j'ai appris à aimer (même ceux qui me gonflent passablement parce qu'ils étaient moins usant que d'habitude!) dans les différents films de la franchise en particulier ceux des Gardiens de la Galaxie, Black Panther et bien sur notre choupinet Spiderman.

Je trouve en revanche dommage que le personnage de Hulk ait à ce point perdu en profondeur au fur et à mesure des films pour ne devenir qu'un gros lourdaud rigolo (et dans cet opus, juste paumé et inutile...) même si tout porte à croire qu'il va revenir en force dans le prochain. Quoiqu'ils ont levé le pied sur le côté lourdaud rigolo étant donné que la mission de faire rire a été confiée au duo Drax & Mantis (dont les blagues marchent un moment, mais un moment seulement...).


D'accord, je me plains des blagues pas drôles. Mais c'était bien essayé! Et il fallait bien faire un peu retomber la tension au milieu de cet océan de drames et de massacres! Finalement cela n'a en rien gâché ma séance et je suis restée captivée jusqu'au bout.

Vous l'aurez compris, tout m'a plu. C'était relativement prévisible et classique, qu'importe s'il n'y a rien de nouveau j'ai trouvé ce film plus distrayant et moins brouillon que ces prédécesseurs.
MAIS, car malheureusement il y en a un... la fin montre que les scénaristes se tournent tout de même vers la facilité! Car oui, sans vous spoiler quoi que ce soit, au cours de cette fameuse "infinity war", il y a beaucoup de pertes. Mais, j'aurais pu parier sur ceux qui resteraient. Les favoris, les héros de toujours, ceux qui mènent la danse et dont les films rapportent le plus. On n'aurait pas pu confier la survie de l'Humanité à quelqu'un d'autre pour changer, histoire de prendre un semblant de risque, de permettre au spectateur d'être surpris et se demander réellement ce qu'il adviendrait de ces pauvres survivants? J'imagine qu'ils ont du suivre d'une certaines manière le comic, donc l'histoire originale que je ne connais absolument pas. Mais je suis vexée. J'ai l'impression qu'on est au lycée et que ce sont les élèves les plus populaires qui remportent tous les prix alors que ceux qui vivent dans l'ombre ont aussi super bien bossé...


Mis à part cette contrariété de dernière minute (je m'arrête là et ne ferai aucune remarque sur la scène post générique...) j'ai passé un moment de grand spectacle dont on ne peut pleinement profiter qu'au cinéma! Si bien que j'irai voir la prochain opus histoire de voir si j'ai eu raison de râler ou pas (Dr Stranger lui il sait ce qu'il va se passer !!).

Toutes mes excuses pour cet avis hasardeux et peu utile mais j'avais besoin d'étaler mon enthousiasme et ma frustration sur ce pauvre petit blog délaissé et suis fière d'avoir mené mon devoir à bien sans le moindre spoil. Sur ce je vous souhaite une belle semaine emplie de riches découvertes!

dimanche 29 avril 2018

L'Oeil d'Abaddon - Keren Nott


C’est la fin du monde. Pas de doute, nous y sommes.

J’avais appris à craindre les catastrophes naturelles, l’ire légitime de la Terre que nous détruisons chaque jour un peu plus. Perdu.

C’est autre chose qui causera notre perte à tous, quelque chose de plus grand, quelque chose de plus beau encore que la planète nous vouant au néant, excédée par nos dernières conneries, lassée du nucléaire, de la pollution, de la consommation à bâtons rompus.

La lumière… Nous qui de tout temps avons craint les ténèbres, c’est son antithèse que nous redoutons aujourd’hui.

Il est l’heure pour nous, Terriens, de nous résigner. Rien ne sert d’avoir peur, de se plaindre, de se battre. La fin est proche, et elle n’épargnera personne.
Si vous me suivez, je suis plutôt branchée young adult et romance. Et de temps en temps, j'aime sortir des sentiers battus, partir à la découverte de nouveaux horizons! Mais je l'avoue, je ne suis pas non plus une grosse aventurière. Les deux derniers thrillers que j'ai lu avaient été écrits par Sarah Pinborough (auteure des Contes du Royaume) et Amy Engel (à qui l'on doit The Book of Ivy). 
Là, c'est pareil. Je n'ai pas hésité à me plonger dans L'Oeil d'Abaddon.
Parce que c'est Keren Nott.
Parce que c'est Underground.

L'horreur frappe dès les premières pages, à Prague, où démarre notre histoire. Vlad, un adolescent au quotidien tranquille va tout perdre en une fraction de seconde. Dragan, un homme qui se croit sans avenir va voir s'ouvrir les portes d'une nouvelle ère dans laquelle il tient enfin une vraie place.
Tout au long du récit, nous suivons le chemin qu'empruntent Vlad et Dragan, chacun de leur côté.
L'un gagnant en ténacité et en courage pour sauver sa vie, l'autre en violence et en cruauté pour prendre celle des autres.
Comme je m'y attendais, ce fut un régal de retrouver la plume de Keren Nott. Une prose agréable et fluide au vocabulaire riche et soigné. Cela suffit à rendre la lecture délicieuse même lorsque l'action prend son temps pour se montrer. Car l'extinction de la race humaine prend du temps. Elle en terrifie une part et en libère une autre.
Vlad sera confronté à certains des plus ignobles vices de l'Homme lorsque la dépravation de celui-ci n'est plus entravée par une quelconque loi. C'est lorsque toutes les règles sont abattues que chacun dévoile son véritable visage. Celui de Vlad en viendra à l'horrifier, mais son courage et sa loyauté n'auront de cesse de prendre le pas sur le reste, son grand cœur bravant les épreuves qui se dresseront sur son chemin (il est adorable ce garçon mais il ne lui arrive vraiment que des mésaventures abominables!). 
Dragan, de son côté, ne gardera de sa vie antérieure qu'un sentiment de haine et de rejet. C'est dans cette violence qu'il en vient à éprouver des sentiments d'autant plus fort qui le rapprochent le plus de ce qui lui reste d'humain.
C'est dans ce nouveau monde où la mort est partout que la vie devient la quête de tous.
Au prix de la mort (cela fait très solennel mais c'est ainsi que j'ai vécue ma lecture!).

Bon. J'ai souffert de voir disparaitre bon nombre de personnages auxquels je m'étais déjà attachée! Mais la fin du monde ne peut pas avoir lieu sans quelques dommages collatéraux, c'est certain. De même que cette épopée ne se fera pas sans effusions d'hémoglobine alors si vous ne supportez pas la vue d'un épisode de Game Of Thrones, passez votre chemin! Car celui-ci sera long et tortueux, vous menant à un dénouement à vous décrocher la mâchoire (et vous demander s'il y aura une suite?).

A nouveau une réussite pour Miss Nott que j'avais découverte il y a tout juste deux ans grâce à Je suis un monstre dans la même maison d'édition (dont vous trouverez les titres en format papier et epub ICI). Un titre captivant, glaçant, horrifiant qui met à nu l'être humain dès lors que celui-ci se voit mené à sa propre perte. J'attends patiemment une prochaine parution... Et vous, adeptes de romans sombres et torturés, soyez curieux! Pour ma part, après ces deux lectures réjouissantes je m'en vais lire une petite réécriture de conte, tiens (en prenant le risque de tomber sur une Blanche-Neige un brin psychopathe, on n'est plus à l'abri de rien).
En vous remerciant de m'avoir lue...

samedi 28 avril 2018

Les filles de Roanoke - Amy Engel

Dans une petite ville du Kansas, les filles Roanoke sont enviées de tous. Belles, jeunes et riches, elles vivent avec leurs grands-parents sur le domaine familial, au cœur des champs de blé. Quand Allegra disparaît, après la fin tragique qu'ont connu Camilla, Penelope et Eleanor, toutes filles de la lignée Roanoke, sa cousine Lane part à sa recherche. Elle découvre de sombres secrets de famille.
Lors du prologue de Les filles de Roanoke, on s'attend à mener l'enquête, partir à la recherche des sombres secrets qui hantent les murs de Roanoke. Pourtant, lorsque Lane revient dans cette maison où elle n'a passé qu'un été dix ans auparavant, elle brise la glace, attaque de front les tabous de cette famille pervertie. Ainsi, c'est très rapidement que je me suis doutée du fin mot de l'histoire, de son dénouement, et ai ainsi compris que l'enquête elle-même n'était pas véritablement le but de ce roman.
L'auteure traite ici la psychologie de chacun de ses personnages avec minutie.
Lane a conscience de la nature du mal qui ronge Roanoke et ses filles, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle en est partie. Mais elle découvre à ses dépends combien l'histoire de cette famille est ancrée en chacun de ses membres, elle comprise.
J'ai trouvé importante la manière dont l'auteure semble défendre certaines idées. A plusieurs reprises, cela est pointé du doigt et rediscuté au travers des réflexions de l'héroïne : ce qui parait être un l'amour interdit n'est ici qu'une prison battit sur des années de solitude, d'abandon et de souffrance. Chacune des filles de Roanoke subissent la même emprise, sont victime d'une manipulation à base de tendresse et de sourire qui leur donne un temps le sentiment d'être unique et de n'exister que pour cette seule raison.
On ne parle pas de viol. Pourtant il parait clairement dénoncé. Plusieurs fois sont évoquées les notions de responsabilité, de culpabilité et de vulnérabilité. Qu'importe le consentement manifeste de chacune de ces femmes à l'enfance bafouée, elles sont victimes d'une emprise contre laquelle il leur était impossible de lutter.
Amy Engel nous offre une plume toujours aussi addictive, ici bien plus crue et violente que celle qu'on lui a connue dans The Book of Ivy. Le lecteur est pris au piège par cette ambiance lourde et chaude d'une bourgade du Kansas où tout le monde sait mais chacun se tait. Elle traite d'une histoire terriblement malsaine, mais l'écriture de l'auteure nous montre qu'elle-même ne l'est pas. C'est un point important à savoir qu'elle ne légitime en aucun cas les actes sordides qui sont évoqués dans son roman, bien au contraire.

En somme, une lecture intéressante assez éloignée de ce que j'ai l'habitude de lire. C'est oppressant et dérangeant, ce qui ne plaira certainement pas à tout le monde. Lane est d'une franchise assez brutale qui permet de dynamiser un récit où règnent le mensonge et le tabou. L'alternance entre passé et présent ainsi que l'intégration de courts textes sur chacune des filles de Roanoke m'a plu. La fin m'a laissé un goût d'inachevé, de tristesse et de vies perdues en vain. Non, ce roman est loin d'être rose. J'aurais souhaité que les sujets forts et intéressants qu'il aborde soient traités différemment, par un autre biais, car certains éléments m'ont semblé vide de sens. Néanmoins cela reste une relativement bonne lecture. Pas véritablement agréable car particulièrement glauque, mais une bonne lecture.

dimanche 15 avril 2018

Ces mangas qui ont marqué ma vie... (quand j'étais plus jeune, mais qui comptent toujours autant!)

Salutations, Enfants Perdus!
Voici l'article que je souhaitais rédiger depuis un moment.
Aujourd'hui, je souhaite vous parler de mes mangas.
On commence par une première série avec mes chouchou de longue date, qui m'ont permis de découvrir des auteurs dont j'ai par la suite dévoré tout le répertoire (c'est le cas de Ai Yazawa, Kaori Yuki et Natsuki Takaya). Je prévois de vous faire un prochain article sur les mangas découverts plus récemment, d'auteurs dont je parcours encore le travail, de séries inachevées...



FullMetal Alchemist de Hiromu Arakawa
27 tomes de 192 pages (série terminée) aux Editions Kurokawa

En voulant ressusciter leur mère, Edward et Alphonse Elric vont utiliser une technique interdite relevant du domaine de l'alchimie : la transmutation humaine. Seulement, l'expérience va mal tourner : Edward perd un bras et une jambe et Alphonse son corps, son esprit se retrouvant prisonnier d'une armure. Devenu un alchimiste d'Etat, Edward, surnommé "fullmetal alchemist", se lance, avec l'aide de son frère, à la recherche de la pierre philosophale, leur seule chance de retrouver leur état initial.
LE manga ultime à mes yeux. Mon essentiel. Mon tout. Entre action et émotion, amour et amitié, humour et tragédie... tout est dosé à la perfection, servi par un scénario maîtrisé à la perfection qui vous mènera à des réflexion sur l'existence elle-même entre deux éclats de rire et une scène à vous crever le cœur.



Fruits Basket de Natsuki Takaya
23 tomes de 180 pages (série terminée) aux Éditions Delcourt.
Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douze animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.
Ce shojo est une pépite de bienveillance, un condensé de douceur, une pure dose de bonheur en intraveineuse. Il vous brisera le cœur avant de le réparer, pièce par pièce, le réchauffer et lui rendre tout son éclat. Parce que derrière ses airs de romance légère, Fruits Basket cache en vérité de nombreuses réflexions sur la différence, le rejet qu'elle peut entrainer de la part des autres et la souffrance qu'elle peut engendrer. On y suit des personnages brisés qui apprennent à se reconstruire à force d'amour et d'espoir en lesquels ils ne pensaient même plus avoir droit.

A lire aussi de cette auteure : Ceux qui ont des ailes (6 tomes), Démons et Chimères (5 tomes), Accords parfaits (one shot), Twinkle Stars (11 tomes), Liselotte et la forêt des sorcières (5 tomes en cours...).


Angel Sanctuary de Kaori Yuki
20 tomes de 196 pages (série terminée) aux Éditions Tonkam.

Setsuna et Sara sont frère et sœur, pourtant, ils s’aiment sincèrement. Mais le monde entier semble s’opposer à leur romance. Tandis qu’ils sont en fuite, l’univers de Setsuna bascule quand un être surgissant de nulle part tue sa bien-aimée, sa colère explose alors et au milieu d’un Tokyo en ruine, il découvre qu’il est la réincarnation d’un ange banni par le Créateur. Ses pouvoirs vont donc lui permettre d’aller jusqu’au Royaume des Morts pour ramener l’âme de Sara dans le monde des vivants. Pourtant, Setsuna ignore encore qu’il est l’élément central d’une guerre millénaire entre les anges et les démons et que le dénouement approche avec son réveil !
Kaori Yuki est une mangaka qui tient une place toute particulière dans mon cœur. J'ai toujours aimé ces ambiances à la fois poétique et macabre qu'elle sait si bien instaurer dans ses œuvres. Elle s'approprie des histoires connues, déjà existantes - contes traditionnels ou récits religieux - et nous en offre sa version. Parfois controversée, surprenante ou tragique mais toujours délicieuse. Dans Angel Sanctuary, elle ose donner à un frère et une sœur le droit de s'aimer. Son manga le plus connu pourrait critiquer et dénoncer les lois du Dieu de la Bible. Pourtant, c'est le Loi des hommes qu'elle pointe du doigts, pour ne mettre en avant que l'amour, trop souvent relégué au second plan dans les textes religieux derrière les accusations proférées envers ceux que l'Homme se permet de considérer comme des "pêcheurs". Angel Sanctuary, c'est une quête pour l'amour et la liberté, un combat mené par des personnages hauts en couleur et terriblement attachants, une épopée grandiose et surprenante servie par un trait à couper le souffle.
J'ai découverts son fabuleux travail avec God Child, manga auquel je porte un amour considérable et vous recommande chaudement.

A lire aussi de cette auteure : Comte Cain, Ludwig Revolution, Fairy Cube, The Royal Doll Orchestra, Alice in Murderland... (et tant d'autres!).


 
Nana de Ai Yazawa
21 tomes de 180 pages (série en cours...) aux Éditions Delcourt.

La première est rêveuse, rigolote et sensible, mais « cœur d´artichaut », un brin capricieuse et loin d´être indépendante. La seconde est plus mature, déterminée, un peu mystérieuse mais peut être d´une froideur qui glace le dos. Toutes deux s´appellent « Nana », ont un attrait pour l´art et ont vécu en province. Toutes deux vont connaître l´Amour et décider de partir pour Tokyo.
Nana, c'est LE shojo absolu. Un incontournable désormais culte pour une génération dont il est devenu la référence entre toutes. Love and rock'n'roll. Avec son trait unique qui se démarque des autres mangas, les garde robes incroyables qu'elle offre à ses personnages, Ai Yazawa ne renie pas son amour pour le stylisme, monde dans lequel elle aurait rêvé de travailler.
Des héros qui vous collent à la peau, des relations puissantes et des émotions à vous déchirer le cœur. C'est beau, fort et vrai. Une histoire dont la conclusion est attendue depuis des années car bien malheureusement la santé de l'auteure ne lui a pas permis de poursuivre. Cette attente ajoute presque à la légende de ce titre qui restera gravé dans les mémoires.

A lire aussi de cette auteure : Gokinjo une vie de quartier, Paradise Kiss, Je ne suis pas un ange, Last Quarter, Marine Blue.



Card Captor Sakura de Clamp
12 tomes de 192 pages (série terminée) aux Éditions Pika
Un jour, Sakura trouve un livre étrange dans sa bibliothèque et sans faire exprès libère les cartes de Clow, puissantes cartes aux pouvoirs magiques. Elle se trouve donc investie d'une mission, celle de rassembler a nouveau les cartes pour éviter l'apocalypse. Aidée par son amie Tomoyo et son "rival" Shaolan, elle va rassembler une à une les cartes au terme d'aventures toutes plus incroyables les unes que les autres.
Mesdames et messieurs, voici le manga le plus doux, le plus tendre, le plus mignon de la création. Il s'agit du tout premier manga que j'ai tenu entre mes mains. Cela date de l'année 2000. Pas vraiment hier, en somme. Certains qualifieront ce manga de niais, pourtant rien ne vaut la fraicheur qui s'en dégage, les beaux messages qu'il véhicule et la bienveillance qu'offrent ses personnages. "Tout ce passera bien", voici le crédo de Sakura, cette jeune fille qui a perdu sa maman toute jeune, mais sourit à la vie et se montre prête à tout pour protéger ceux qu'elle aime. Un adorable shojo parfait pour initier de jeunes lecteurs à la culture manga!

Autres titres à lire de ce collectif d'auteures : X1999, Tsubasa reservoir Chronicles, Angelic Layer, Chobits et tant d'autres! Attention, tous les mangas de Clamp ne sont pas tout public...


Chrno Crusade de Daisuke Moriyama
8 tomes de 200 pages (série terminée) aux Éditions Asuka.

Rosette Christopher, est une exorciste travaillant pour le compte du monastère Magdalene. Accompagnée du démon Chrno, elle a pour mission de libérer la ville de New-York des créatures maléfiques qui l’assaillent.
C'est étrange, tout de même. Quand j'ai réfléchi aux titres que j'allais vous présenter, avant même de songer à Sailor Moon, Dragon Ball ou aux œuvres de Naoki Urasawa, j'ai pensé à Chrno Crusade. Il s'agit certainement du titre le plus méconnu de la liste, il n'est d'ailleurs même plus édité, mais vous pouvez aisément regarder l'anime. Chrno Crusade, c'est cette histoire déchirante d'une jeune femme qui cherche son frère à travers le monde. Pour mener à bien sa quête, elle a lié son destin à celui de Chrno, un démon déchu de ses cornes, à qui elle confierait sa vie tant sa confiance en lui est inébranlable. Je ne saurais dire combien de fois j'ai relu chacun de ces volumes, les litres de larmes qu'ils m'ont fait verser, l'amour que je peux porter à cette histoire... Je souhaite de tout cœur que ce titre bénéficie un jour d'une nouvelle publication pour que vous puissiez le découvrir et qu'on en parle ensemble!



La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda
2 tomes de 960 pages (série terminée) aux Éditions Kana

France, au printemps 1770, l'archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg, se marie à 14 ans avec un Bourbon, le futur Louis XVI. La dauphine est protégée à tout instant par le capitaine de la garde royale, Oscar François de Jarjayes, qui n'est autre que la fille cadette d'une respectable famille de soldats. Un jour, alors que Marie-Antoinette se rend à un bal masqué à l'opéra, elle y fait la rencontre d'un gentilhomme suédois, Axel de Fersen et en tombe amoureuse. Ils ont tous les trois 18 ans leur rencontre va, à jamais, bouleverser le cours de leur existence.
Ah! Lady Oscar! Avez-vous connu le dessin animé qui a enflammé l'âme révolutionnaire des enfants pendant les années 80-90? C'est avec une délectation sans nom que j'ai lu, lu et relu le manga à son origine qui date tout de même de 1972. Le style peut en rebuter certains, pour ma part je ne me lasse pas de cette fabuleuse histoire d'honneur et de liberté à laquelle prend part cette jeune femme travestie en homme tout d'abord pour plaire à son père puis selon sa propre volonté. Cette histoire dans l'Histoire m'a transportée des années durant et ne cesse de me hanter par son romantisme et son héroïsme. Si la curiosité vous ronge, n'hésitez plus! Plongez dans ce récit au cœur de la Révolution Française pour partir à la rencontre d'Oscar, André, Marie-Antoinette et Fersen!

Voilà, cet article est terminé. Je n'ai pas voulu faire de sélection, il s'agit des premiers mangas qui me sont venus à l'esprit, ceux qui m'ont le plus marquée. Bien sur, il y en a beaucoup que je compte bien partager avec vous! En voici quelques-uns : Sailor Moon, D. Gray-man, Lovely Complex, Pluto, Death Note, Georgie, Love Hina, Kare Kano, C'était Nous, Samurai Deeper Kyo et bien d'autres encore!

N'hésitez pas à me dire en commentaire quels sont les mangas que vous connaissez, ceux que vous souhaiteriez découvrir, ceux qui au contraire vous ont déçue... Je veux tout savoir! Peut-être qu'à ce rythme je ferai un petit top sur mes animes favoris!

samedi 14 avril 2018

A Silent Voice, Tomes 1 & 2 - Yoshitoki Oima


Un premier tome déconcertant mettant en scène des collégiens faisant preuve d'une cruauté sans nom envers une nouvelle camarade de classe malentendante. 
L'objectif de Shoya est de braver l'ennui en se lançant de nouveaux défis complètement absurde au quotidien. Lorsque ses "amis" décident d'arrêter cette habitude, un nouveau hobby se présente à lui à l'arrivée de Shoko. Il n'aura de cesse de la tester, se jouer d'elle, participer au comportement harceleur initiée par l'ensemble de la classe à son encontre. Tous prennent part à ce sordide bizutage collectif, excepté une jeune fille qui finira par la laisser tomber afin de ne pas se mettre la classe à dos. Même le professeur qui prend de temps à autres sa défense reste en retrait adopte à certains moments un comportement complètement inadapté.

Dans le tome 2, les années ont passé, Shoya a eu le temps de prendre conscience du mal qu'il a fait et c'est à partir de là que l'histoire commence réellement. De véritables problématiques se posent : le regret d'avoir commis des choses répréhensibles peut-il suffire à obtenir le pardon de ses fautes? La pardon de la personne blessée permet-il d'atteindre la rédemption? Est-il possible de se pardonner à soi-même après tout cela?

A ce stade, il est certain que cette série est pour moi digne d'un grand intérêt. Néanmoins, je reste sur ma réserve puisque pour le moment, le point de vue de Shoko, son vécu et ses sentiments n'ont presque pas été abordés. Que l'objectif de l'auteure soit de se centrer sur le cheminement personnel du bourreau est une chose, mais passer totalement à côté de ce qu'a vécu la victime en est une autre.A la fin du tome 2, elle le fuit à peine, a essayé de se lier d'amitié avec lui, le défendre face aux autres et n'a répondu à la violence que par des sourire ce qui, on l'apprend vite, révolte sa petite sœur.

Je trouve toujours dur d'aborder ainsi la cruauté dont peut-être capable l'être humain, le rejet envers les personnes différentes, dotées d'une particularité qui lui est inconnue et qu'il ne comprend pas.
C'était osé de nous faire presque haïr le héro de l'histoire dès les premiers chapitres pour nous apprendre peu à peu à le connaître après qu'il ait changé. Ce n'est jamais évident d'accepter qu'une personne puisse devenir quelqu'un d'autre, évoluer, s'améliorer... 
Je suis curieuse de découvrir la suite, voir comment la relation entre Shoya et Shoko va avancer, comment va-t-il se défaire de cette culpabilité qui le ronge et regagner la confiance de ce qui ne lui pardonnent pas ses actes passés.

En somme, A Silent Voice aborde un sujet difficile d'une manière différente qui pourra se révéler des plus intéressante si tant est que l'auteure, en se focalisant sur la culpabilité de Shoya, n'oublie pas la gravité de ses actes passés et la souffrance de Shoko. Peser minutieusement le pour et le contre se révèlera fondamental dans les tomes à suivre et il me tarde de lire ce que cela va donner.

mercredi 11 avril 2018

Les Bonnes Manières (2017) - Marco Dutra & Juliana Rojas


Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme la nounou de son enfant à naître. Alors que les deux femmes se rapprochent petit à petit, la future mère est prise de crises de somnambulisme...
Très sincèrement, la bande annonce de ce film ne m'avais pas du tout fait envie. Mais comme il tentait mon amoureux et que je n'avais pas de meilleure proposition à faire pour notre après-midi ciné, je me suis dit "Après tous, pourquoi pas?".
Eh bien figurez-vous que j'ai eu une très bonne surprise.
Je pensais avoir cerné Les Bonnes Manières. Un énième film d'auteur acclamé par Télérama et Les cahiers du cinéma, fort d'une mise en scène à couper le souffle mais à laquelle je serais totalement insensible, menant des relations étranges entre les personnages avec une intrigue qui tourne en rond avant de se conclure dans le vide. Comme vous le voyez, ce n'était pas fameux.

Et pourtant, j'ai découverts une histoire surprenante, empreinte d'une ambiance intrigante et poétique. Ce film est inclassable, entre histoire d'amour et conte inquiétant, presque horrifique, parfois même dérangeant, dans lequel la frontière entre le fantastique et le réel semble effacée... 
J'ai été la première étonnée de m'être à ce point laissée entrainer dans cette histoire qui sort de l'ordinaire, qu'il est impossible de mettre dans une case, dont je ne connaissais rien et qui a su m'émouvoir bien plus que je ne l'aurais pensé! J'ai aimé me laisser balloter dans les rues aux couleurs et à l'aura tout bonnement fascinantes. La fin m'a presque laissée sous le choc tant le retour à la réalité fut brutal et inattendu.
Les personnages sonnent juste. Il suffisait peut-être de trois fois rien, mais on croit à leur histoire aussi invraisemblable peut-elle sembler. Car après tout, malgré l'intervention du fantastique dans cette fable déroutante, c'est bien la cruelle réalité d'une société effrayée par ce qui lui est inconnu qu'on pointe ici du doigt.

Les Bonnes Manières n'est peut-être pas un film que je reverrai des dizaines de fois, mais c'est une œuvre que j'ai été ravie de découvrir, heureuse de m'être laissée surprendre et sortir de mes habitudes pour explorer des contrées du cinéma qui m'étaient inconnues. Je vous invite à en faire de même en espérant que vous apprécierez le voyage...