vendredi 26 octobre 2018

Puisque c'est ma rose, Tome 1 : Eclore - Jade River



Lectrice acharnée, boxeuse à ses heures perdues et lycéenne à peine studieuse... Abélia se sent en décalage avec les jeunes de son âge.
Heureusement pour elle, sa nature discrète lui permet de rester à l'écart de l'agitation de ses camarades. Et surtout, loin des problèmes.
Le jour où M. Valverde, son nouveau professeur de littérature, arrive au lycée, Abby est certaine qu'entre eux le courant ne passera pas.
Mais au contraire, cette rencontre l'électrise et le contrôle qu'elle exerce tant bien que mal sur ses émotions vole bientôt en éclats.
Conscients que le lien qui se tisse entre eux est interdit, tous deux vont s'efforcer de garder leurs distances. Mais pourront-ils lutter longtemps contre leurs sentiments ?

Quel mois de lecture !
Après la grosse claque du Journal Rouge, je ne m'attendais pas à trouver un lecture à ce point en phase avec ce que je recherche dans un roman. Eclore était disponible sur Netgalley en mai dernier du coup je me suis dit "pourquoi pas?" sans grande conviction. Quelle erreur!
J'ai aimé chaque détail de ce roman.
Je suis entrée dans l'histoire dès les premières pages.
L'héroïne, ses proches, les sentiments décrits, les émotions qui la submergent, tout m'a semblé d'une justesse totalement déroutante et je ne m'y attendais absolument pas.
Ni le résumé et encore moins la couverture (qui est certes magnifique) ne laissent présager le contenu de ce roman ni la manière dont la thématique mise en avant est abordée.
Ici, pas de personnage parfait et irréprochable. Chacun porte sa croix, trébuche et se relève.
L'autrice casse les codes en offrant à Abby une personnalité unique, des réflexions profondes qui remettent en question les normes que nous impose la société.
L'alchimie qui existe entre Abby et Arthur est surprenante, à part, pour une fois que tout n'est pas basé sur la seule attirance physique et quelques punchline. La connexion est tout d'abord intellectuelle, de part leurs références littéraires ou musicales qu'ils partagent et les questionnements existentiels qui en découlent sans que l'on ne sombre dans des échanges barbants et prétentieux.

En bref, un magnifique roman, une tranche de vie qui aborde un tas de thèmes tabous, importants et passionnants avec des personnages terriblement attachants et hauts en couleur. Le seul point négatif que je lui trouve, c'est qu'il n'y ait pas de date encore annoncée pour la suite!

vendredi 19 octobre 2018

Le Journal Rouge - Lily R. Davis



// Editions Infinity //
// 591 pages //

Un grand merci à Netgalley et la Collection Infinity pour ce service presse.


Nous sommes en 1965, à Washington. Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre. La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne se sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise au piège. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire.
Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, il travaille pour un petit journal clandestin. Le Aldous. De communautés hippies en sit-in, il a toujours un stylo à la main et la rage au cœur.
C’est la passion de l’écriture qui les réunira. C’est pour l’autre qu’ils se dépasseront. Ensemble, avec le Aldous et cette jeunesse éprise de liberté, d’égalité et de paix, ils brandiront la plus grande de leurs armes : les mots. De manifestations en désobéissances civiles, dans une société qui refuse encore de les émanciper, ils se battront pour leurs droits, pour leurs lois, pour leur vie. Malgré les dangers de la vérité et ceux qui voudront les faire taire, malgré l’ombre de la conscription et de cette guerre qui finira par les rattraper, Alec et Rose deviendront la voix de ceux qui ne peuvent plus parler. Sans jamais cesser de s’aimer.
Comment exprimer avec justesse la beauté de ce livre dans lequel la passion déferle à chaque page? Ce combat déchirant pour la liberté de chacun, pour l'amour et le droit de vivre pleinement. L'histoire de Rose et Alec m'a complètement bouleversée. Cet amour qui transcende tout, qui n'a cure des obstacles et du temps puisqu'il s'agit d'eux. J'aime la plume de Lily Haime, ce n'est plus un secret. Mais avec ce livre elle nous offre une fresque historique qui dépasse de loin tout ce à quoi j'aurais pu m'attendre. Car ce lien qui uni nos héros va au delà de la passion qu'ils se portent l'un à l'autre puisqu'ils se battent ensemble pour ce en quoi ils croient et en l'avenir qu'ils rêvent de voir se profiler devant eux.
Pour ce faire, ils devront franchir des obstacles et affronter des épreuves qui laisseront le lecteur désarmé et le cœur en miettes. Mais quelle magnifique histoire, quelle justesse dans les sentiments, quelle puissance dans ces personnages.
J'ai du faire une très longue pause à la moitié de ce livre. Il est certes passionnant, mais il est très long. Mais cela n'a en rien entachée ma lecture bien au contraire car j'ai ainsi pu pleinement la savourer en deux actes.
Ce roman est une pépite, une merveille qui chavire le cœur et l'âme et je ne peux que vous le recommander.


mardi 7 août 2018

Tout en nuances, Tome 1 : Hyancinthe - Erika Boyer



Hyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé.
Pourtant, quand Elea entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé.
Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ?
C'est une chose peu commune, qui pour ma part ne m'étais jamais arrivée, que d'apprendre à connaître un auteur avant d'avoir découvert son œuvre. Pourtant, c'est sur internet que j'ai fait peu à peu connaissance avec Erika, que j'ai appris à en savoir plus sur cette personne douce et passionnante. Et c'est sans trop d'appréhension que je me suis quelques temps après plongée dans ma première lecture de son dernier roman.
Avant même d'avoir lu Hyacinthe, je savais donc que le thème principal du roman était un cheval de bataille de son auteur. Le premier opus de Tout en nuances aborde donc la question de la beauté, du physique, de tout ce qui a trait à la beauté extérieur. Du moins, c'est ce qu'il semble au départ, parce qu'il s'agit de bien plus que cela. C'est l'un des premiers points que j'ai tant aimé dans ma lecture.
J'ai toujours pensé que la beauté était subjective. On ne trouve pas tous les mêmes personnes belles. Les célébrités unanimement considérées comme telles correspondent à l'idéal fixé par la société à un instant T, mais rappelons nous que les beautés d'hier n'ont rien à voir avec celles de demain.
Comme notre subjectivité interfère dans notre jugement de la beauté physique d'un individu, il est bien évident que la beauté dite intérieure n'y est pas étrangère. Ne trouvez-vous pas belles la plupart des personnes que vous aimez? Car personnellement c'est mon cas. Les qualités profondément humaines que j'admire chez elles les rend lumineuses à mes yeux. Et c'est sans doute pour cela que je me suis autant sentie en phase avec l'héroïne qui ne voit en Hyacinthe que la beauté de son âme et l'admiration qu'elle porte à son travail depuis des années.
A l'opposé, Hyacinthe est détruit par la difformité de son visage, le lourd passé dont il se sent responsable et la culpabilité qui le ronge. Il se voit aussi laid à l'intérieur qu'à l'extérieur et s'est enfermé sur lui-même, ne tolérant la présence que de quelques proches... jusqu'à ce que Elea parvienne à briser sa carapace par sa douceur et sa bienveillance mais aussi son caractère affirmé, volontaire et passionné.
Ajoutez à cela que j'ai adoré la plume de l'auteur qui rend le récit tellement addictif qu'on ne voit pas les pages défiler. C'est un régal de bout en bout dans lequel sont disséminés çà et là quelques références à la mythologie grecque. Il me tarde de retrouver cette ambiance, ou même dans découvrir une toute autre dans la suite de Tout en nuances.

mardi 17 juillet 2018

13 Reasons Why - Saison 2 (2018)


THIRTEEN REASONS WHY
Netflix
Saison 2 - 2018
13 épisodes

Vous voyez, cette fraction de seconde durant laquelle vous vous dites qu'une barrière vient d'être franchie. Que ce qui a été fait n'était pas nécessaire. Que vouloir bien faire ne suffit pas toujours.
Eh bien c'est ce que j'ai ressenti en visionnant cette seconde saison.

Non. Je ne dit pas que TOUT est à jeter. Je dis juste que cette saison était la saison de trop. Quand bien même s'agissait-il seulement de la seconde. Mais là, en plus de nous proposer de la pure redite, les créateurs ont voulu surenchérir.
Okay, c'est bien de dénoncer des injustices, de les porter à l'écran, de nous rappeler combien la vie est montreuse, cruelle et sans issue pour certains. Encore, s'il y avait une issue. Mais non, on nous indique de composer un numéro. Ce n'est pas inutile, loin de là, mais ce n'est pas non plus suffisant.

Donc voilà la saison 2 de Thirteen Reasons Why : nos 13 faces de K7 audio se retrouvent au tribunal, à témoigner lors d'un procès qui déterminera la responsabilité du lycée où se rendait Hannah durant les quelques mois précédant son suicide. Sur le principe, c'était sacrément pertinent de passer d'une saison qui présentait le point de vue d'Hannah à une autre dans laquelle on découvrait celui des personnes responsables de sa mort. Malheureusement, ce procédé avait tout de même été disséminé ici et là au cours des 13 tout premiers épisodes permettant ainsi d'en savoir bien plus que cela n'avait été le cas dans le roman. Le spectateur était alors en mesure d'éprouver une certaine sympathie pour ces lycéens perdus, rongés par les remords.

On en apprend "plus", car il s'agit véritablement d’éléments créés de toute pièce par les scénaristes - comme cette suite n'est ici pas adaptée d'un roman - sur ces personnages, cela visiblement pour mieux comprendre leurs agissements. Pour certains, un passé sorti de derrière les fagots arrive comme un cheveu sur la soupe et rend le tout complètement absurde et incohérent (même si quelques pirouettes scénaristiques tendent à faire comme si de rien n'était). Pour d'autres, ces révélations ont clairement pour vocations de justifier voire légitimer certaines de leurs actions ou au moins les expliquer, leur donner un sens et montrer au spectateur que lui aussi, dans de pareilles circonstances, il aurait agit de la sorte. Après tout, la si parfaite Hannah n'était pas si parfaite que cela, n'est-ce pas? On nous le montre bien? Elle baisserait presque dans notre estime, non?

Il semble que tout le monde ait une dette envers tout le monde dans cette histoire, c'est dingue! Il en faut sacrément, des arguments, pour que certains se sortent ________ du fauteuil et agissent pour défendre ce qui leur semble juste! Que ce ne soit pas simple pour tous, d'accord, mais il se sont vraiment passé le mot dans ce lycée.

D'autres éléments m'ont particulièrement irritée. Comme le fait que certains personnages insistent, harcèlent voire obligent quelqu'un à témoigner. Le pire, c'est que ce n'est pas pour venir en aide à la personne elle-même (vaste hypocrisie soyons honnête...) mais encore et toujours pour Hannah. Parce que Clay a beau être droit, gentil, honnête et tout ce qu'on voudra, il voue à Hannah une véritable obsession (liée à sa culpabilité), et cela le pourri et détruit tout autour de lui.

En soi, cette saison me semblait jusqu'alors répétitive, un brin ennuyeuse et plutôt décevante.

C'est ainsi qu'on nous offre une scène de torture particulièrement violente, choquante et complètement gratuite afin que l'on comprenne mieux les actes qui seront ensuite commis par l'un des personnages. Car oui, selon le réalisateur, il fallait une scène scène réaliste et dure pour que le spectateur ressente de l'empathie pour ce personnage qui, jusqu'à présent, n'était apparemment apprécié.

Donc ça marche comme ça maintenant?
On doit violer et mutiler les gens pour qu'ils gagnent des points et que le public ressente de l'empathie, sérieusement?

De l'ennui je suis passée à la colère. Je me suis sentie trahie. Trahie par cette production qui se vente de prévenir et dénoncer la violence subie au quotidien par des millions de personnes sur Terre. Pourtant, cette série n'offre rien. Pas d’échappatoire, d'alternative, de solution possible, d'aide...
Cette série délivre un message : la monde est injuste et cruel, on nait seul et on meurt seul. Des gens nous aime mais ce n'est pas suffisant. Si vous souffrez, rien n'y fera, personne ne vous sauvera.

Beaucoup ont été choqués par cette fin. Les ripostes aux commentaires sur internet ont été violente (c'est bien, visiblement les gens ont été sensibles au message que semblent vouloir délivrer les studios!), prétendant que c'était le monde réel et qu'il fallait cesser de vivre chez les Bisounours.

Un mot à tous ceux-là : je SAIS que le monde est cruel. Violent. Monstrueux, même. Sans pitié. Cela ne m'empêche pas d'être quotidiennement choquée par ce qui s'y passe, par les horreurs perpétrées par l'Homme. Je n'ai pas besoin de voir de mes yeux la violence pour qu'elle me touche, pour que j'aie conscience de son existence.
Pourtant je sais que ce monde, aussi détruit soit-il, cache sous ses cendres les plus belles des merveilles. Le courage, la résilience, le pardon, l'espoir, la solidarité et l'amour. C'est en s'accrochant à tout ça, en continuant à y croire qu'un avenir meilleur peut-être envisagé.
Alors par pitié, arrêtez de nous montrer des séries qui ne montrent que le pire de notre espèce, en égrenant quelques belles choses de la vie avant de les piétiner plus encore après (comme vous l'avez fait sans vergogne lors des dernières minutes du dernier épisode...).
Je ne pense pas que cela aide qui que ce soit.
Mais cela reste mon avis.

Alors s'il te plait, cher lecteur, excuse-moi pour cette colère que je n'ai pas pu contenir même plus d'un mois après avoir vu cet épisode. J'ai fait de mon mieux. Mais si tu le peux fais-moi part de ton avis avec bienveillance et je le lirai avec plaisir.

mercredi 11 juillet 2018

H2T au Renard Doré ou comment la passion fait naître de superbes projets


Lundi 9 juillet, je me suis rendue à une séance de dédicace au Renard Doré afin de rencontrer quatre auteurs de mangas publiés chez H2T. Qu'est ce que le Renard Doré? Qu'est ce que H2T? Je vous en parle de suite...


Le Renard Doré, c'est cette librairie dont j'ai entendu parler sur le net il y a quelques mois, complètement par hasard. Le Renard Doré a ouvert ses portes le samedi 5 mai au 41 rue Jussieu à Paris. Spécialisée mangas et culture japonaise, cette librairie propose régulièrement des ateliers et animations variées et accessibles à tout âge. Derrière ce projet fou dont le décor semble tout droit sorti d'un film des Studios Ghibli se cache Mickaël, qui a travaillé plusieurs années à l'hôpital en tant que psychologue avant de réaliser son rêve et vivre de sa passion. Lui et sa troupe de renardeaux - parmi lesquels Amandine, libraire spécialisée - se feront un plaisir de vous faire découvrir leurs titres favoris!

Bref, ce lieu est devenu mon nouveau quartier général, si bien que je ne traine plus au boulot et me précipite dès que je peux pour me rendre aux évènements organisés (atelier onigiri, soirée de lancement, etc.).

Redjet, Rossella Sergi, Caly
Forcément, lorsqu'une séance de dédicace a été annoncée même sans en connaître les détails j'ai voulu m'y rendre. C'est ainsi que j'en ai appris un peu plus sur une maison d'édition qui apparait de plus en plus sur le net : H2T.
H2T ou l'Hydre à 2 Têtes est une maison d'édition française spécialisée dans la création de bandes dessinées originales depuis 2016. Les projets sélectionnés sont pré-publiés sur WeeklyComics.fr avant d'être adaptés et reliés pour la vente en librairie et sur internet. Par ce biais, de nombreux artistes européens ont l’opportunité de partager leur travail et être reconnus en tant qu'auteurs de BD, mangas et romans graphiques. Cette année, les éditions H2T ont rejoint Pika Édition ce qui laisse présager la naissance de nouveaux projets prompts à nous faire rêver!

Caly
Art-Of-K




















Lors de la Japan Expo 2018 et ce lundi 9 juillet ce sont donc quatre de ces auteurs qui sont venus à la rencontre de leurs (futurs) lecteurs. C'était un merveilleux moment durant lequel on a pu échanger avec d'autres passionnés, nos libraires préférés, les auteurs et les éditeurs présents. C'est assez magique ces instants durant lesquels les gens se rapprochent sans se connaître, juste parce qu'ils ont un point commun qui les a menés ici et maintenant prendre part à cet évènement. 

Hana no Breath, Tome 1
~ Caly
Shojo, série terminée en 2 tomes
Azami, 16 ans, ne comprend pas la passion de ses amies pour le Yuri et le Yaoi... Elle, elle n’aime QUE les garçons, et surtout le beau Gwen, avec qui elle rêve de sortir depuis le début de l’année! Intelligent, sportif, un peu plus âgé qu'elle et surtout mignon, il a tout du petit ami idéal. Mais comment réagira-t-elle quand elle découvrira que Gwen est en réalité une fille ?!


Euterpe, Tome 1
~ Art-Of-K
Josei, série terminée en 2 tomes
A la mort de son grand-père, Jon, jeune pianiste de génie en pleine dépression retourne dans la maison de son enfance pour se reposer et s’éloigner du monde du spectacle. A peine est-il arrivé qu’une série d’étranges événements vient troubler le calme de la vieille maison: le soir il entend quelqu'un jouer du piano mais ne voit personne. Croyant reconnaître la manière de jouer de son grand-père décédé, Jon se lance à la poursuite de ce fantôme qui ne cesse de le hanter. Il tombe alors nez à nez avec Kal, une adolescente se proclamant la dernière élève de son grand-père disparu, et qui ne supportera pas la présence du jeune prodige.

 Deep Scar, Tome 1
~ Rossella Sergi
Shojo, série en cours
Sofia est une jeune femme candide qui aspire à plus d’indépendance. Elle emménage à Turin pour sa 1ère année universitaire loin de sa famille et de son petit ami Luca.
Or, sa nouvelle colocataire, Véronica, mène une vie bien différente de la sienne: elle préfère les soirées bien arrosées en compagnie de beaux garçons, aux soirées tranquilles de la jeune étudiante!
Mais Luca redoute l’influence de Véronica et de son entourage sur Sofia, et en particulier la présence de l’énigmatique Lorenzo qui semble s’intéresser d’un peu trop près à sa petite amie…

 Space Duck
~ Redjet
Shonen, one-shot
Simpleville, un lieu bien tranquille où il ne se passe jamais rien...ou presque. C'est dans l'école maternelle de la ville que RG rêve de voyager dans l'espace et d'explorer l'univers en vivant des aventures infinies. Sauf que, le jeune RG, est en fait... un canard!
Un canard maladroit et secrètement amoureux de Axelis, l'une des enseignantes qui elle aussi a une passion pour l'espace. Mais RG devra faire face à Météor, une dangereuse organisation qui veut conquérir le monde et l'univers tout entier! La détermination de RG, son sens de la justice et le désir de protéger ceux qu'il aime mettront le timide canard sur le chemin de cette terrible organisation...

C'est tout pour ce petit compte-rendu, j'espère que cela vous aura plu et donné envie de découvrir tant les éditions H2T que la librairie Le renard Doré si vous ne les connaissiez pas encore. Mes avis sur ces quatre mangas arriveront au fur et à mesure de mes lectures sur instagram (je rédige des articles après plusieurs tomes ou à la fin d'une série). Je vous parle déjà de Hana No Breath que j'ai vraiment adoré.

A très bientôt!








mercredi 27 juin 2018

Love, Simon (2018) - Greg Berlanti

Bonjour à tous!
Aujourd'hui sort en salle Love, Simon, adapté d'un véritable coup de cœur littéraire! Ayant vu peu de temps après l'adaptation de A comme aujourd'hui qui traite - même si c'est de manière très différente - la question de l'adolescence et de la quête d'identité, j'ai trouvé judicieux de vous en parler juste après.


Adapté de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens de Becky Albertalli.

Pour commencer : le casting est au top! J'ai retrouvé avec plaisir chaque personnage qui avait su me toucher dans le roman.
Une bande de super copains qui vivent leur dernière année de lycée dans une ambiance joyeuse loin de ces futiles questions de popularité qu'on croise trop souvent dans ce genre de registre. Simon a un secret, il est gay. Il n'ose pas en parler de peur que ses proches changent de comportement à son égard et la seule personne à être au courant, c'est Blue, son mystérieux correspondant sur le net dont il est plus ou moins amoureux. Voilà, c'est le secret de Simon. Pas un poids qu'il traine, pas une souffrance qui le ronge, juste son secret.
Love, Simon est une œuvre fraiche et divertissante mais il m'a finalement manqué beaucoup de choses qui, pour moi, rendaient le roman unique et certains changement m'ont un peu déplu... Blue est plus présent dans le roman, la révélation de son identité est plus authentique que cette scène un brin trop hollywoodienne pour moi, sans compter le personnage de Martin qui m'avait semblé plus nuancé et devient ici une caricature du pauvre type horripilant sans le moindre scrupules... Vous l'aurez compris, quelques éléments m'ont chiffonnée. Ce ne sont pas des défauts à proprement parler mais des éléments qui m'ont fait paraitre le film plus commun que ne l'est le roman. Ce qui paraissait si simple dans l’œuvre littéraire, comme le père maladroit quant à l'homosexualité, la découverte du secret de Simon par ses amis etc. deviennent tout de suite tellement excessifs... et même dramatiques, ce qui dérobe à l'histoire un peu de son feel-good que j'avais pris de plein fouet lors de ma lecture passionnée.
Cet avis est décousu, mais il y a une raison à cela : le roman est pour moi absolument parfait. J'ai tout aimé de la première à la dernière ligne, j'aurai du m'attendre à être insatisfaite de son adaptation quoi qu'il en soit, mais je me suis laissée influencer par ce flot d'avis enthousiastes lors de la projection en avant-première. Honte sur moi.
N'hésitez donc pas, allez le voir! Car c'est une belle histoire d'amour et d'amitié, de famille et de lycée, de découverte et d'acceptation de soi, de courage et d'espoir.

Suite à cela, je voulais vous toucher deux, trois mots au sujet de Every day qui, sous ses airs un brin SF (se réveiller chaque jour dans un corps différent, ce n'est pas commun...) semble défendre le droit d'aimer qui l'on veut qui que l'on soit. Il n'est bien malheureusement pas sorti en France et aucune date n'est pour le moment annoncée.

Every Day (2017) - Michael Sucsy
Adapté de A comme aujourd'hui de David Levithan. 
Difficile de donner un avis très construit étant donné que j'ai lu le roman il y a quelques années. J'en garde un excellent souvenir tout particulièrement pour sa problématique qui amène à des réflexions passionnantes.
A se réveille chaque jour dans la peau de quelqu'un de différent, même âge et même zone géographique. Un jour il intègre le corps du petit ami de Rhiannon. Pour la première fois, A veut garder contact avec cette personne et rester "lui". Il est question de tomber amoureux d'un être, d'un individu pour ce qu'il est intérieurement, pour son âme, quel que soit son physique, quel que soit son genre. C'est joliment tournée au travers d'un film d'amours adolescentes qui parvient à toucher par sa douceur. Dans mon souvenir le roman était très intéressant mais j'avais rencontré quelques difficultés avec la plume de l'auteur. Le film m'a semblé plus fluide et simple que l'était le roman dans mon souvenir mais je ne saurais dire quels détails ont été modifiés.

Voilà, j'espère que ce petit article vous aura plu! N'hésitez pas à partager votre avis si vous avez vu l'un de ses films et/ou lu les romans dont ils sont tirés. Sur ce, je vous souhaite une belle journée.

 

lundi 4 juin 2018

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens - Becky Albertalli



Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…
Avec toute la communication autour de Love, Simon, difficile de passer à côté de l'évènement. Très sincèrement, à sa première parution, ce roman ne me tentait pas plus que ça. Puis mes lectures ont évolué... et la sortie prochaine au cinéma a finit de me convaincre qu'il était plus que temps pour moi de me plonger dans cette histoire.

J'ai fait la connaissance de Simon. J'ai appris à l'apprécier puis à l'aimer sincèrement. Parce que Simon est un jeune homme  drôle, surprenant, créatif, sensible et authentique. Le voir tomber amoureux un peu plus à chaque mail échangé avec Blue est un régal.
N'est-ce pas magnifique, cette idée d'aimer une personne pour ses mots, ses pensées, cette âme qu'elle expose sans filtre à travers de longs échanges écrits avec un parfait inconnu?
J'ai deviné dès sa première apparition la véritable identité de Blue et j'étais aux anges lorsque ma théorie s'est confirmée!
Les mails que s'envoient Simon et Blue sont un véritable régal! Ces folies qu'ils partagent, leurs grands discours sur l'homosexualité, leurs flirts à peine dissimulés... non vraiment j'ai adoré. 
"Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien"
Concernant les personnages secondaires, je les ai trouvé chouettes. Pas de coup de cœur de ce côté là. Les amis et la famille de Simon sont présents, humains, sincères, touchants. Je m'attendais à ce que Leah ait un peu plus d'importance alors qu'elle m'a semblé rapidement s'effacer. Mais qu'importe.

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens est une petite bulle d'oxygène, une dose de bonheur en intraveineuse, un roman feel-good qui vous colle un sourire sur la face dont vous ne pourrez plus vous défaire. C'est drôle, frais et bienveillant. C'est doux et aérien, paisible et chaleureux. Bref, une merveilleuse surprise à laquelle je ne m'attendais absolument pas.